Victoire de François Fillon aux primaires du Parti Républicain : quels sont les dossiers qui l’attendent ?

Ce dimanche 27 novembre, la bataille de la droite pour l’accession au statut de candidat à campagne présidentielle de 2017 s’est achevée par la victoire de François Fillon lors des primaires des Républicains. A présent, M. Fillon va devoir s’atteler à solutionner plusieurs sujets brûlants, à commencer par la présidence du parti, sur laquelle il doit pouvoir compter lors des prochains mois, pour incarner le rassemblement.

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Comme évoqué par plusieurs cadres des Républicains, « fillonistes » de longue date », le prochain président du parti doit jouir d’un véritable « lien de confiance » avec le candidat, or ce n’est probablement pas le cas de Laurent Wauquiez, qui apparait de plus en plus sur la sellette. En effet, si ce dernier avait soutenu François Fillon en 2012, lorsqu’il était face à Jean-François Copé, M. Wauquiez l’avait « abandonné » pour se ranger aux côtés de Nicolas Sarkozy dans le cadre de la primaire. S’il ne fait aucun doute que Laurent Wauquiez souhaiterait conserver son actuel poste de président – par intérim – du parti Les Républicains, qu’il voit comme un tremplin vers l’Elysée pour la campagne de 2022, M. Fillon peut tout à fait nommer qui il souhaite à la tête de l’appareil.

Autre dossier d’importance, François Fillon doit terminer la constitution de son équipe de campagne, composée à la fois de « fidèles », mais témoignant également d’une ouverture vis-à-vis des « sarkozystes ». En revanche, rien n’a encore filtré quant à la place éventuellement accordée – ou non d’ailleurs – aux « juppéistes » dans cette équipe. Quoi qu’il en soit, il incombera également à M. Fillon d’attribuer les 79 circonscriptions (sur 577 au total) pour lesquelles les investitures aux élections législatives avaient été gelées en juin dernier. Plusieurs questions se posent dans ce cadre, à savoir le nombre de ces attributions qui iront aux centristes, et surtout à quels centristes (UDI ou Nouveau Centre) ? Le cas du MoDem est plus complexe, M. Bayrou ayant laissé planer le doute quant à une possible candidature en direct en 2017, même s’il s’agit sans doute plutôt d’un levier de négociation que d’une réelle « menace » pour François Fillon.

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