Le terrorisme fait partie inhérente de notre société.

Le titre du présent article pourrait vous paraitre, de prime abord, inutilement alarmiste, voire provocateur. En réalité, après avoir écouté les propos de Didier Le Bret, coordinateur national du renseignement, vous pourrez constater qu’il ne s’agit que d’une évidence, avec laquelle nous devons apprendre à vivre. En mai dernier, devant une commission d’enquête sur le contre-terrorisme, M. Le Bret a eu cette simple phrase, néanmoins lourde de sens : « nous avons tout eu ». Concrètement, en l’espace d’un an, ce sont près d’une dizaine de projets d’attentats et/ou d’assassinats qui ont été déjoués, soit tout de même près d’un par mois.

Terrorisme

Parmi ces attaques avortées, certaines avaient déjà été rendues publiques, telles que la tentative de décapitation d’un militaire de haut rang à la base de Port Vendres, ou bien encore celle de s’en prendre à des marins de la base de Toulon. D’autres, en revanche, étaient demeurées jusqu’à présent auréolées de secret. Mi-mars, quatre jeunes femmes – dont trois de moins de 18 ans – ont été arrêtées alors qu’elles préparaient un projet d’attentat dans une salle de concert, deux cafés, et un centre commercial dans la capitale. Un autre apprenti djihadiste a avoué qu’il cherchait à exécuter le préfet du Loiret, et/ou à s’en prendre à une centrale nucléaire.

Si tous ces projets n’ont fort heureusement pas abouti, cela tient à plusieurs facteurs, dont une part indéniable d’amateurisme, mais aussi une réelle efficacité de nos services de renseignement. Cependant, les terroristes ont réussi à frapper sur le sol de l’Hexagone en janvier et novembre 2015, ce qui ne doit pas nous faire croire que nous soyons complètement à l’abri.

Pour Sébastien Pietrasanta, directeur de la DGSE, l’une des principales menaces persistantes réside dans la furtivité des groupuscules les mieux entraînés, qui utilisent certains outils de communications cryptées (dont l’application de messagerie Telegram), le fameux « darknet », et n’arrivent en France que peu de temps avant de frapper. Ces éléments imposent donc aux services de renseignement de réaliser fréquemment des sauts technologiques capacitaires pour rester à la page.

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