Les Républicains ressentent un « frémissement » en faveur de leur candidat

Lors du dernier meeting de François Fillon à Toulon, de nombreux élus de droite se sont réunis afin d’écouter son discours, portant à cette occasion l’intégralité de ses propositions sur la défense. Au-delà du sujet en lui-même, le principal intérêt de ce meeting a été de constater que, contre vents et marées, le candidat des Républicains conserve un réel espoir de se qualifier pour le second tour. Les « fillonistes », qu’ils soient historiques ou récemment ralliés, ne manquent d’ailleurs pas d’insister sur le « frémissement » qu’ils ressentent en faveur de François Fillon.

meeting francois fillon toulouse

En dépit de l’unité de façade affichée, l’occasion était cependant trop belle aux yeux de certains pour ne pas régler quelques comptes, comme lorsque Jean-Claude Gaudin a cité Léon Blum, afin de rappeler qu’ « on n’a jamais réussi contre sa famille ». Et si Christian Estrosi, qui avait vainement demandé à François Fillon de se retirer, a longuement été hué, ce n’est pas non plus un hasard.

De fait, avec le ralliement de Manuel Valls à la candidature d’Emmanuel Macron, le clan « Fillon » s’estime en mesure de pouvoir reprendre la main, en reliant la campagne du candidat d’En Marche! au bilan plutôt faible du quinquennat de François Hollande. Au moment de conclure, François Fillon a demandé à tous ses soutiens de se mobiliser, et de foncer pour « casser la baraque », afin de profiter des derniers jours pour « stupéfier le système ».

Cela étant posé, dans le Sud-Est, le premier adversaire des Républicains n’est pas Emmanuel Macron, mais plutôt Marine Le Pen, car il s’agit d’une région où le Front National attire fortement les électeurs – parfois par réelle conviction, mais le plus souvent pour montrer leur désapprobation vis-à-vis de la classe politique actuelle dans son ensemble. Il n’en reste pas moins que François Fillon profite d’un socle étonnamment solide d’électeurs dans cette zone, alors qu’une part significative de la base électorale de ses principaux adversaires se montre en réalité plutôt indécise. Comme l’indique plusieurs experts en politique française contemporaine, cette élection de 2017 risque bien de se jouer maintenant, c’est-à-dire dans les tous derniers jours précédant le 23 avril.

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