Intensification des raids sur Alep : la Russie et la Syrie dans le viseur de la communauté internationale

Pendant un mois, la ville syrienne meurtrie d’Alep a vécu une période de calme relatif, mais depuis mardi dernier, les bombardements aériens – et d’artillerie sol-sol – ont repris avec violence, le régime de Bachar Al-Assad étant déterminé à reprendre les quartiers rebelles, coute que coute. En quelques jours, près de 70 civils ont été tués dans le cadre de ces opérations, ainsi qu’un nombre encore inconnu de combattants. Jamais en deux ans une telle pluie d’obus, de roquettes et de bombes ne s’était abattue en si peu de temps sur Alep-Est, où les insurgés restent malgré tout encore en capacité de tenir cette partie de la ville.

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En outre, les raids aériens ont visé à plusieurs reprises des hôpitaux, si bien que se faire soigner dans le quartier rebelle d’Al-Ansari, par exemple, relève de l’impossible. Un hôpital pour enfants a même été visé, rendant inévitable son évacuation, malgré l’état critique de certains patients et la présence de quatorze bébés. Il ne reste donc plus que quatre hôpitaux pour plus de 250 000 habitants, et la situation au niveau des vivres s’avère tout aussi critique. En effet, les dépôts des ONG sont pour ainsi dire vides, tandis que ceux du conseil municipal ont été pris d’assaut dans le courant de la semaine précédente par les habitants eux-mêmes, exténués et affamés.

En parallèle, la Russie a frappé pour la première fois de son histoire des cibles à partir du porte-avions Amiral Kuznetsov, avec des Sukhoi Su-33 et des Mig-29 porteurs de bombes et missiles à guidage laser et/ou satellite (système Glonass). Pour l’heure, la Russie n’attaque plus Alep-Est, mais concentre son offensive sur la province d’Idleb.

Soulignons enfin que l’Organisation pour l’Interdiction des Armes Chimiques (OIAC) étudie actuellement plus d’une vingtaine d’accusations portant sur l’emploi de telles armes en Syrie au cours des trois derniers mois, et notamment de chlore – sans parler d’un agent voisin du tristement célèbre « gaz moutarde » développé par l’Etat Islamique. Immanquablement, la situation en Syrie est encore loin de l’accalmie et du cessez-le-feu entre les parties belligérantes.

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