Affaire « Penelope Gate » : François Fillon persiste et signe

Alors même que les appels à la renonciation de François Fillon à se présenter aux prochaines élections présidentielles se faisaient de plus en plus nombreux et pressants – y compris au sein du parti Les Républicains – celui-ci a affirmé qu’il maintenait sa candidature. En effet, accusé d’avoir employé fictivement son épouse, Pénélope Fillon, en tant qu’assistante parlementaire, le candidat de droite avait vu ses soutiens disparaître les uns après les autres, jusqu’à ne plus pouvoir compter que sur une poignée de proches.

Penelope Gate francois fillon

Néanmoins, François Fillon a fait savoir, ce lundi 6 février, lors d’une première vague d’une contre-attaque médiatique annoncée, que l’ensemble des faits évoqués respectaient la loi, et qu’il affichait une totale transparence vis-à-vis de l’enquête ouverte par le parquet national financier. Cela étant posé, M. Fillon a estimé qu’il ne s’agissait pas des instances compétentes dans le cas présent, sans entrer davantage dans le détail.

En outre, alors que de nombreux hommes et femmes politiques s’insurgent devant la rémunération de Mme Fillon – dépassant 6 000 € par mois – le candidat des Républicains a rétorqué que ce salaire était « parfaitement justifié ». En effet, selon lui, les activités de son épouse s’avéraient « indispensables » à sa fonction d’élu. Cela parait toutefois d’autant plus difficile à croire que, lors d’une interview donnée par Pénélope Fillon au Dalily Telegraph, en 2007, cette dernière avait clairement dit qu’elle n’avait « jamais été l’assistante » de son mari.

En référence à cet entretien, diffusé la semaine précédente sur France 2, l’ancien premier ministre a usé de ce qui s’apparente à une pirouette de langage, faisant savoir que son épouse n’a effectivement jamais été sa subordonnée, mais qu’elle s’est toujours positionnée en tant que « compagne de travail » et « collaboratrice ». Dans la foulée de sa conférence de presse, François Fillon a fait savoir qu’il publierait très prochainement un récapitulatif des rémunérations versées à Pénélope, avec la déclaration faite, en décembre dernier, la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique.

Enfin, pour mettre un terme à toutes les rumeurs sur un éventuel « plan B », M. Fillon a affirmé qu’aucune instance n’avait la légitimité pour « remettre en cause le vote de la Primaire », et qu’il restait candidat, avec la ferme intention de gagner l’élection.

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