Macron, Valls, Fillon, Le Pen : le quatuor de tête pour les prochaines présidentielles ?

Après l’annonce de François Hollande de ne pas se représenter pour briguer un deuxième mandat – un choix somme toute logique, eut égard à ses résultats pitoyables dans les derniers sondages d’opinion – son premier ministre, Manuel Valls, a officialisé sa candidature ce lundi. L’information avait déjà fuité dans le Journal du Dimanche, de même que l’annonce de sa démission.

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Pour l’heure, s’il est certain que François Fillon représentera le parti Les Républicains, et Marine Le Pen le Front National, aux prochaines élections présidentielles, des 23 avril et 7 mai 2017, un certain flou règne encore à gauche. En effet, Emmanuel Macron a fait le choix, il y a plusieurs semaines de cela, de se lancer seul dans l’aventure, et il semble qu’il peine à obtenir les 500 parrainages d’élus requis pour valider sa candidature.

Certes, l’ex-ministre de l’économie certifie en avoir d’ores et déjà « plusieurs centaines », mais le compte n’y est pas encore, et de fait, M. Macron se trouve privé du soutien de la plupart des élus socialistes, ces derniers attendant la tenue de la primaire de leur camp. Jean-Christophe Cambadélis, l’actuel Premier Secrétaire du PS, a une nouvelle fois sollicité M. Macron afin qu’il s’inscrive à la primaire, de façon à ne désigner qu’un seul « champion » pour l’accession à l’Elysée. Mais le fondateur du mouvement « En Marche ! » a sèchement décliné l’offre.

En effet, M. Macron considère que la primaire socialiste est une farce, visant simplement à « scénariser un déchirement autour du bilan du quinquennat », et ajoutant que lorsque l’on entend « présider aux destinées [de la France], on n’est pas là pour s’enfermer dans des querelles de camp ». Il estime ainsi que l’opposition entre le futur-ex-premier ministre et d’anciens ministres que le premier a contribué à faire quitter le gouvernement ne peut aboutir qu’à un pugilat.

Emmanuel Macro n’hésite pas à aller encore plus loin pour justifier de sa posture, assurant même que : « la gauche est éliminée du second tour depuis 18 mois ! ».

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