La prise en compte du chômage dans le calcul de sa retraite

A l’heure actuelle, il est de plus en plus rare qu’une personne fasse toute sa carrière au sein d’une seule entreprise, ou même de deux, tandis que le marché de l’emploi connaît une alternance de périodes de contraction – souvent brutales – et de progression – davantage lissées dans le temps. Au final, il en résulte qu’un nombre croissant de salarié(e)s connaîtront une ou plusieurs périodes de chômage, volontaire ou non, dans le cadre de leur vie professionnelle. Il convient donc de comprendre comment cela s’intègre dans le calcul du nombre de trimestres validés pour sa future retraite.

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La première règle à connaître concerne la différence entre le chômage involontaire, c’est-à-dire lorsqu’une personne est licenciée, du chômage volontaire, faisant suite à une démission. En effet, dans le premier cas, Pôle Emploi verse une indemnisation pendant une durée calculée en fonction du temps pendant lequel la personne a travaillé au préalable, avec un maximum fixé à 2 ans. Cette période est alors considérée, par le régime général d’assurance vieillesse, de la même façon que si ladite personne avait continué à se rendre au travail. Il suffit pour cela qu’elle ait perçu l’Allocation de Retour à l’Emploi, et/ou pour un congé/convention de reclassement, et/ou de solidarité de l’Assurance Chômage (ASS). Dans ce cas, chaque période de 50 jours correspond à un trimestre validé.

Cela étant posé, lorsque le chômage est « volontaire », Pôle Emploi ne l’indemnise pas, et s’il s’agit de la première fois qu’une personne se retrouve dans cette situation, elle peut tout de même cumuler jusqu’à 6 trimestres pour le calcul de sa retraite. En fonction, dès lors que ce n’est plus une situation inédite, la validation des trimestres (jusqu’à 20, au maximum) ne peut avoir lieu que si le chômeur a 55 ans (ou plus) à la fin de la période indemnisée précédente, et qu’elle ait cotisé pendant 20 ans a minima. Pour le cas où ces conditions ne seraient pas satisfaites, la validation des trimestres ne pourra pas dépasser un an.

Notons par ailleurs qu’il existe des cas spécifiques, en dehors des règles précédemment décrites, concernant les personnes entre 65 et 67 ans, ainsi que pour les personnes ayant été au chômage avant 1980. Enfin, la législation dans ce domaine est susceptible de changer à plus ou moins courte échéance, compte-tenu du focus politique sur ce sujet hautement sensible, dont il est préférable de comprendre aussi rapidement que possible tous les tenants et aboutissants.

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