Interview de Michel SAPIN du 16 février sur BFMTV : morceaux choisis

Le mardi 16 février dernier, le ministre français des Finances, Michel Sapin, a été l’invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV pour donner son appréciation sur un certain nombre de sujets d’actualité. Compte-tenu des multiples incertitudes qui entourent l’économie européenne – et mondiale – ainsi que de l’extrême volatilité des marchés financiers depuis plusieurs mois, il nous paraissait important de vous retranscrire les meilleurs moments de cette interview.

Michel Sapin BFM TV

Concernant la croissance du PIB prévue pour 2016, Michel Sapin l’estime toujours à 1,5%, mais il précise aussitôt que ce niveau n’est pas suffisant pour permettre un recul du taux de chômage. La fameuse « inversion de la courbe » n’est donc pas pour tout de suite. Néanmoins, le ministre considère que, malgré l’instabilité actuelle, les signes d’une reprise durable sont bien présents, et qu’aucun krach – boursier ou autre – n’interviendra dans un futur proche. Il note également, à juste titre, que les banques ont retenu (au moins partiellement) les erreurs ayant conduit à la crise de 2008, et qu’elles sont désormais bien plus solides.

Au niveau de l’emploi, Michel Sapin est revenu sur la menace du Premier Ministre Manuel Valls de conditionner les aides publiques aux résultats réellement obtenus par les entreprises par rapport à leurs engagements dans le Pacte de responsabilité. Le ministre des Finances a indiqué que les deux parties en présence, l’Etat et les partenaires sociaux (regroupant syndicats et patronat) avaient signé des accords contraignants, et qu’ils étaient de leur devoir de les appliquer – et de les faire vivre, comme dans le cadre d’un volet additionnel à implémenter en 2017.

Par ailleurs, en prévision de la présentation de la future loi El-Khomri sur la simplification du code du travail, Michel Sapin a fait savoir qu’il considérait comme positive la démarche visant à faciliter les licenciements pour motifs économiques – sans nécessairement devoir passer devant un juge. Toutefois, il a également précisé qu’il n’était aucunement question de permettre à un patron de se séparer d’un ou plusieurs salarié(s) sans que la Loi n’encadre strictement une telle démarche.

Enfin, avant même que le patron d’EDF ne le confirme, Michel Sapin a fait part de son souhait que l’entreprise donne son dividende à l’Etat (qui en possède 85%) sous la forme de nouvelles actions, afin de procéder à une augmentation de capital sans recourir directement au marché.

You may also like...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>