Donald Trump : une nouvelle victoire importante dans la course à l’investiture

Du point de vue de ses détracteurs, Donald Trump est milliardaire populiste inexpérimenté et aux relents de xénophobie beaucoup trop prononcés pour lui confier les rennes de la première puissance militaire au monde. En revanche, pour ses partisans, c’est un self-made man qui n’a besoin de personne pour financer sa campagne, et qui n’hésite pas à dire tout haut ce que de nombreux américains – voire occidentaux – pensent tout bas.

Donald Trump course à l'investiture

En outre, ses postures en limite permanente du clash avec l’establishment de son propre parti le désignent – tout comme Bernie Sanders du côté démocrate – en tant que candidat anti-système. Cela contribue en grande partie à son succès au Nevada, qui a pourtant surpris une fois encore par son ampleur les médias et analystes politiques, puisqu’il a recueilli 47% des voix, la seconde place revenant à Marco Rubio, avec seulement 25%.

Quoi qu’il en soit, à l’approche du « Super Tuesday » du mardi 1er mars, au cours duquel 12 états seront amenés à participer aux primaires, Donald Trump est plus en forme que jamais, et les sondages le créditent d’une victoire dans une majorité de ces états, dont la Géorgie, l’Arkansas et l’Ohio. Cela constituerait pour lui le tremplin final dont il a encore besoin pour s’assurer d’accéder à l’investiture républicaine, et s’il parvenait à finir devant Ted Cruz au Texas – où ce dernier est toujours favori, mais d’une courte tête, son triomphe serait total.

Enfin, lorsque l’on interroge de fins connaisseurs du système politique américain sur les éventuels risques économiques et géopolitiques qui pourraient résulter de l’élection d’un personnage aussi peu porté sur le politiquement correct que Donald Trump, ils répondent tous la même chose. La séparation stricte des pouvoirs prévue dans la Constitution Américaine fait qu’un Président sans majorité au Congrès (Sénat et Chambre des Représentants) est finalement contraint à maîtriser l’art du compromis s’il veut pouvoir agir. Or, on imagine mal à Washington que si le 45ème POTUS (President Of The United States) était M. Trump, le peuple Américain irait jusqu’à lui donner « carte blanche » avec un Congrès républicain …

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