La crise économique mondiale, 10 ans plus tard.

En juillet 2007, alors que le Fonds Monétaire International (FMI) faisait part de ses prévisions d’une croissance mondiale d’environ 5%, les marchés financiers se portaient à merveille.

Certes, dès le mois de février, la banque HSBC avait été la première à soulever la problématique de la propagation des prêts hypothécaires à risque – les tristement célèbres « subprimes » – mais les faillites de quelques sociétés spécialisées dans le domaine n’avaient pas suffi à entamer ce bel optimisme généralisé.

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De fait, lorsque la crise financière a véritablement débuté, quelques semaines plus tard, elle a eu l’effet d’un séisme, secouant les bases même du capitalisme moderne. L’épicentre se trouvait bien entendu aux Etats-Unis, au cœur de la première puissance mondiale, et les secousses se sont propagées sur l’ensemble du globe.
Auparavant, certaines banques paraissaient « too big to fail », c’est-à-dire trop grandes pour sombrer, et pourtant plusieurs établissements célèbres ont disparu (dont évidemment Lehman Brothers), tandis que de nombreux autres ont dû être recapitalisées par de l’argent public – c’est-à-dire, in fine, grâce aux contribuables.

En outre, la crise financière est rapidement devenue « économique », impactant directement le pouvoir d’achat de centaines de millions de foyers, et contribuant à accroître notablement les taux de chômage en Europe comme aux Etats-Unis – ou, au travers du système d’hypothèques, une multitude de ménages ont perdu leurs maisons.

Dix ans plus tard, il est intéressant de s’interroger sur les leçons tirées de ces événements, à commencer par un renforcement de la législation sur les établissements bancaires, même si l’administration Trump entend aujourd’hui revenir sur cet encadrement des produits dérivés.
En ce qui concerne Donald Trump, justement, il convient de remarquer que la crise économique a contribué à une forte montée du populisme, en particulier dans les pays où l’accroissement des inégalités a été le plus marqué.
Dans ce cadre, quelle ironie de constater que le Président Trump, aussitôt élu, ait fait appel à plusieurs ex-employés de Goldman Sachs pour constituer son équipe de travail à la Maison-Blanche …

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