Chirurgie esthétique de moins en moins stigmatisée

Dans l’Hexagone, et ailleurs en Europe ou aux Etats-Unis, la chirurgie esthétique même pour les patients qui y ont recours régulièrement est de mieux en mieux acceptée.

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Depuis les années 70, les méthodes utilisées par les chirurgiens progressent sans arrêt. Les prix bénéficient aussi de cette évolution. Les opérations peuvent régulièrement être effectuées en ambulatoire. Autant d’arguments qui peuvent pousser des personnes autrefois réticentes à changer d’opinion ou même à songer à retoucher un peu leur apparence.

8% de la population française admet avoir eu recours à une opération esthétique au moins une fois au cours de sa vie. Il semblerait que cette pratique soit de mieux en mieux acceptée et de moins en moins stigmatisée.

D’après Tracy Cohen qui gère la clinique des Champs-Elysées de Paris, il semble que de moins en moins de gens considèrent le fait de parler de leur chirurgie esthétique comme tabou. Interviewée par 20minutes.fr, elle remarque que des patientes se rendent à la clinique entre copines, voire en couple. Cela offre un soutien psychologique bienvenu dans un moment qui reste décisif.

Néanmoins, beaucoup se refusent à parler des chirurgies de l’intime ou de la liposuccion qui demeurent des sujets difficiles à aborder.

En revanche, le succès des interventions qui concernent le visage ne se dément pas, voir même explose. Cette tendance est surtout apparue après la crise de 2008. Souvent, des personnes au chômage font appel à la chirurgie pour accroître leurs chances sur un marché de l’emploi devenu de plus en plus compétitif.

Beaucoup de chirurgiens peuvent donc compter sur cette évolution pour faire croître leur cabinet. Cela n’empêche pas les spécialistes d’être prudents.  Nombre de chirurgiens esthétiques ne souhaitent pas que les opérations de ce type deviennent des actes banals. Les risques d’interventions ratées restent réels malgré les progrès techniques de ces dernières années.

Les médecins insistent sur la nécessité de savoir s’arrêter quand le patient ou la patiente a obtenu des résultats probants.  Le mieux étant l’ennemi du bien et c’est particulièrement pertinent dans le monde de l’esthétique, une surenchère peut souvent être néfaste.

Le docteur Gilles Korb qui pratique à la Polyclinique de l’Atlantique, à Nantes en Loire-Atlantique a accepté de répondre à quelques questions. Son expertise en matière de chirurgie du visage et du cou notamment, rhinoplastie, traitement des cernes ou remodelage des lèvres, ainsi que ses nombreuses années d’expérience de la chirurgie esthétique en France nous ont donné envie de l’interroger pour en savoir plus sur la chirurgie esthétique dans l’Hexagone.

Avec un parcours l’ayant mené du CHU de Nantes (où il était chef de Clinique) à la Clinique de l’Atlantique de Saint-Herblain, sa longue expérience lui offre un recul sur sa profession qui connait une évolution, tant dans les techniques que dans sa popularité.

Partageons quelques-unes de ses observations :

La chirurgie esthétique a brisé son tabou

Le Dr. Korb explique que nous vivons dans une société où l’image que l’on renvoie aux autres est devenue primordiale. Sans jugement de valeur sur cette constatation, celui-ci voit des motivations allant au-delà des préférences esthétiques de chacun. On peut avoir recours à la chirurgie esthétique pour « augmenter ses chances de réussite professionnelle, ou sociale, après une séparation par exemple ».

Le choix du chirurgien est primordial

Ce n’est pas aussi simple qu’il ne paraît. Il faut considérer une multitude de facteurs tels que le bouche à oreille, les conseils de son médecin de famille, ou encore la notoriété médiatique. Ces éléments permettront d’affiner sa recherche, mais au final, ce qui compte par-dessus tout est l’affinité et la confiance qui se développent, ou non, entre un patient et son chirurgien.

Il ne faut pas surfaire les risques d’addiction à la chirurgie

Certes, il existe une minorité de patients qui n’arrivent pas à se mettre des limites. Ceux-ci ont « une vision très négative d’eux-mêmes et tendront vers des objectifs qu’ils n’atteindront probablement jamais ». La vaste majorité des chirurgiens sont très prudents face à ces comportements et n’hésiteront pas à accompagner le patient dans une réflexion plus saine.

La chirurgie esthétique devient de moins en moins invasive

« L’avenir de la chirurgie esthétique sera de développer des techniques de moins en moins invasives sur des durées d’hospitalisation de plus en plus courtes », a expliqué le Dr. Korb. Les nouvelles techniques se développent avec pour but de réduire la convalescence afin d’éviter un retrait prolongé des cercles professionnels et sociaux des patients.

Les affiliations professionnelles du Dr. Gilles Korb

Le Dr. Korb est membre de plusieurs sociétés professionnelles, dont la Société Française d’ORL, la Société Française de Chirurgie Plastique et Esthétique de la Face et du Cou, l’association française de Médecine Esthétique et anti-âge, ainsi que la World Society of Anti-Aging Medicine.

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