Le « Brexit », ou quand l’histoire de l’Europe se construit sous nos yeux.

Ce mardi 28 juin 2016, le premier ministre britannique, David Cameron, a rencontré les chefs d’état et de gouvernements européens, en marge d’un sommet auquel le Royaume-Uni sera symboliquement absent. En effet, lors du référendum de la semaine précédente sur le maintien ou la sortie de leur pays de l’Union Européenne, une majorité d’électeurs de ce pays s’est prononcée en faveur de la seconde option.

Brexit

Toutefois, aucun pays membre de l’UE n’en est encore sorti, et il subsiste un certain flou autour des mécanismes à activer afin de réaliser cette transition dans les meilleures conditions possibles. Certes, officiellement, il suffit à l’état concerné d’activer une clause de retrait, figurant à l’article 50 du Traité de Lisbonne, et plusieurs dirigeants européens – dont Angela Merkel et François Hollande – ont d’ores et déjà fait savoir qu’ils attendaient cette activation dans les plus brefs délais. De même, le Parlement Européen a demandé, à une large majorité, à ce que les représentants du Royaume-Uni s’engagent « immédiatement » dans cette voie, afin que la période actuelle d’incertitude ne s’éternise pas.

Cependant, dans les faits, David Cameron a déjà fait savoir, devant le Parlement britannique, que son pays n’avait aucunement l’intention de se voir forcer la main, et qu’il appartenait à son successeur – dont l’entrée en fonction est prévue début septembre – de mettre en œuvre concrètement la procédure de sortie de l’UE. Dans l’intervalle, il entend négocier les termes du « Brexit » avec des pays qui restent ses voisins, ses alliés, et ses partenaires économiques. De prime abord, il apparaitrait logique que cette nouvelle relation commerciale soit moins favorable pour le Royaume-Uni qu’elle ne l’est actuellement, or c’est précisément ce que David Cameron souhaite éviter en gagnant du temps.

Quels que soient les développements des prochains jours et des prochaines semaines autour de ce sujet passionnant, nous ne manquerons pas de vous tenir informés car c’est véritablement l’histoire de l’Union Européenne qui s’écrit sous nos yeux. Plusieurs hauts responsables russes ont fait part de leur délectation de voir l’UE s’effondrer comme l’Union Soviétique en son temps, et il n’appartient qu’aux Européens, ensemble, de leur prouver que ce ne sera pas le cas.

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