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YOPOUGON : REGLEMENT DE COMPTES

Bagarre sanglante entre gangsters rivaux : un mort

• dimanche 14 mars 2010 par Madeleine TANOU
 
Une chasse à l’homme qui aboutit par la suite à une atroce scène de meurtre, a été donnée lieu de voir à la grouillante « Rue Princesse » à Yopougon. Et contrairement aux autres crimes habituels, celui-ci met en scène, des malfaiteurs et un autre officiant pourtant dans leur domaine de prédilection à tous. Une affaire de « chien mange chien » comme on le dit dans les milieux populaires. Les faits se sont produits en pleine matinée du mardi dernier 9 mars. Très peu d’informations sur cette curieuse scène. Parce que des témoins ne sont tout simplement pas très prolixes. Crainte de représailles ou simple volonté d’observer la loi de l’omerta ? Pour ce qui nous est donc rapporté, sous réserve d’infirmation ou de confirmation bien entendu, il ressort pour ce jour-là, il est environ 13h, lorsque l’on assiste à une véritable course-poursuite digne d’athlètes de haut rang. Des individus, très robustes, au nombre de trois, avec un trapu en avant, poursuivant un autre. La chasse à l’homme, se fait à la « Rue Princesse ». Au fur à mesure que la distance parcourue, augmente, l’écart entre les protagonistes, s’amenuise. Visiblement, l’homme qui est poursuivi, la trentaine environ, avec un pantalon Jeans surmonté d’un tee-shirt de couleur jaune, est mal barré. Le trapu qui le colle aux basques, avec une moustache fournie, le visage renfrogné de colère, lui donnant plutôt l’air de quelqu’un qui refuse de s’accommoder à une puanteur, tente de mettre un terme à cette course-poursuite. Et de quelle façon ? En faisant cette fois-ci recours, aux piètres prouesses du joueur d’une équipe de football, évoluant dans une division non reconnue par les instances fédérales. De fait, de façon brusque, le courtaud s’élance et se laisse aller à un tacle rageur, qui en vérité, est un croc-en-jambe. Malheureusement pour lui, il manque la cible et retombe tout seul lourdement. Mais il est solide. En dépit de la douleur qui l’étreint, mu qu’il est par la ferme volonté de neutraliser celui pour qui il vient par sa chute de se faire ridicule devant tous, le petit bonhomme se relève. Lorsqu’il serre les dents, on comprend qu’il a mal, mais c’est un dur. Il rejoint les autres. Entre temps, le poursuivi, qui perd considérablement du terrain du fait de la fatigue, tente de se réfugier dans une cour. Il s’engage dans le salon d’une maison où une dame et ses gosses regardent la télé. Panique totale dans ce logis, où il croit que les autres ne vont pas le débusquer. Erreur. Ses poursuivants l’y rejoignent, l’empoignent et c’est l’enfer pour lui. Là, dans cet appartement, il est sauvagement poignardé de plusieurs coups de couteau. Il en prend au moins cinq. Tous administrés avec une rare violence, à des parties vitales. L’intention de ses agresseurs est claire : le tuer. Après l’avoir véritablement trucidé, ses bourreaux l’entraînent hors de l’appartement de la bonne dame dont les enfants, sont contraints d’assister à la scène horrible, loin d’être du cinéma. Puis, il est abandonné dans la cour par les agresseurs qui essuient la lame ensanglantée de leurs couteaux, sur son tee-shirt. Le trapu qui apparemment, n’a pas digéré la chute de l’instant, se montre revanchard. Il s’abaisse et envoie un violent coup de poing dans le visage de la victime qui pourtant, est sans réaction. Etendu de tout son long, l’agressé se vide littéralement de son sang. Il se relève néanmoins péniblement et sort de la cour. Mais il ne va pas loin. Affaibli par ses graves blessures, il s’écroule non loin du maquis « Pili-Pili », situé à quelques mètres seulement de la pharmacie « Bel Air ». Là, il ne se relève plus. Il est mort. La police alertée, arrive sur les lieux pour le constat d’usage. Au cours de celui-ci, il s’avère impossible pour les flics, de coller un nom au visage du défunt. Ce dernier, est dépourvu de papiers. Au demeurant, de quoi retourne toute cette sanglante affaire ? C’est là, que des indiscrétions indiquent, que le défunt, lui-même criminel, est victime, d’une guerre de clans rivaux de gangsters. Guerre au nom de quoi entre sa bande et les autres ? L’enquête ouverte par la police, éclairera mieux. C’est pourquoi, les membres de ces clans qui entretiennent la rivalité animale, sont activement recherchés.


Forum

  • > Bagarre sanglante entre gangsters rivaux : un mort
    15 mars 2010 à 13:51 - par un Lecteur
    Ma chère Madeleine, Vous avez tellement su décrire la course-poursuite que l’on a l’impression de suivre les faits en direct. Vous feriez bien de vous essayer au roman policier. cela pourrait peut être vous réussir ! yosedji@yahoo.fr