ACTUALITÉS
ARTS ET SPECTACLES
AU QUOTIDIEN
ECONOMIE
EDITORIAUX
FAITS ET MÉFAITS
LA VIE POLITIQUE
PARLONS-EN
SPORTS

...
 Dernières Brèves 
...

 Recherche d'acticles: 

RECHERCHE / CALENDRIER
Calendrier

<<   2006    2007    2008    2009    2010   >>
J - F - M - A - M - J - J - A - S - O - N - D

<<  Février 2010 >>

L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28

RECHERCHE / WEB
sur notre site sur le web 

...
 

 Voir Aussi 

Les Autres Unes
Olympe
Présentation L'Inter
Tarifs de la pub
Abonnonnements
plan_site
espace_prive


Visitez aussi
soir info
SOIR INFO, QUOTIDIEN IVOIRIEN D'INFORMATIONS GENERALES
10 BP 2462 ABIDJAN 10 - Tél.: 21 21 28 00 /01/02/03/04 - Email : soirinfo@soirinfo.com
FAX : Rédaction 21212806 - Pub & Administration 21212805 - Régie publicitaire : 07074136
 

Hier à Yopougon

Deux gbakas tuent un policier

. Plusieurs gbakas cassés et incendiés
• mercredi 12 mars 2008 par M’BRA Konan
 

Après la mort d’un chauffeur de gbaka attribué aux éléments de la Police, le jeudi 28 février à Yopougon, c’est le sergent de Police, Yapo Jean Yves Roland, en service au commissariat du 11ème arrondissement, qui a été tué, ce mardi 11 mars 2008, par deux chauffeurs de Gbakas. Simple accident ou vendetta ? C’est la question que plusieurs personnes se posent en ce moment. En effet, selon les informations, ce mardi aux environs de 8 heures, le sergent Yapo Jean-Yves Roland devrait rejoindre sa base. Pour ce faire, il décide d’emprunter un gbaka. Ainsi longe-t-il le couloir de la Sicogi, son quartier qui fait face à l’endroit dit « carrefour magasin ». Pour plus de précaution, le sergent Yapo traverse le petit caniveau pour se mettre au niveau du passage piéton. Il n’a rien à craindre car à cet endroit, les véhicules ne peuvent aller à vive allure du fait de l’état de dégradation de la route. Cela suffit-il pour se croire à l’abri ? Toujours est-il que les secondes qui suivent, un gbaka qui arrive à vive allure vient le faucher. Les riverains et de bonnes volontés n’ont pas le temps de le secourir qu’un autre gbaka vient passer sur le corps de Roland Yapo. Effroyablement mutilé, la boite crânienne ouverte et les membres brisés, le pauvre décède sur le champ. Les chauffeurs et les apprentis responsables de cet horreur, prennent la fuite. Très rapidement, des badauds s’attèlent à couvrir le corps pour éviter que les âmes sensibles ne découvrent cette image insoutenable. C’est dans cette entreprise qu’un vigile témoin de la scène, tente d’empêcher les véhicules d’avoir accès au lieu du drame en dressant des barricades. Mal lui en prit. Des chauffeurs de gbaka et leurs apprentis, on ne sait pour quelles raisons, se ruent sur lui pour le battre sauvagement. Il est lui aussi en sang , son crâne est ouvert. Il est soustrait de la horde des chauffeurs et apprentis par de bonnes volontés accourues. Peu après les autorités policières notamment celles de la Compagnie républicaine de sécurité (Crs) 1 sont saisies, tout comme les parents du défunt qui accourent sur le lieu du drame. Ils constatent avec stupéfaction la mort atroce de Roland Yapo. Pleurs, cris et lamentations déchirent le silence ; les nombreux badauds et de curieux, qui ont envahi les lieux, observent, stupéfaits, la scène. Plusieurs détachements de policiers et de gendarmes arrivent pour sécuriser le périmètre. Les hautes autorités des Forces de défense et de sécurité, qui étaient sur les lieux, autorisent les services des pompes funèbres alertés, à transférer le corps à la morgue. Cette scène difficilement supportable révolte les jeunes et les camarades de quartier du sergent Yapo Jean Yves Roland.

La grosse colère

Aussitôt, munis de gourdins, de machettes, de projectiles, ils organisent la chasse non seulement aux gbakas mais aussi aux wôrô-wôrô. Depuis le « carrefour magasin », tous les véhicules assimilés à ces engins de transport en commun sont pris à partie. Au pas de course, des jeunes en colère ont « ratissé » jusqu’au carrefour lavage en cassant des wôrô-wôrô. La plupart des chauffeurs de gbakas, informés de la situation qui prévalait, ont simplement arrêté le travail. Toutefois, certains n’ont pas échappé à la furie des jeunes qui ont cassé au moins une dizaine de gbakas, au niveau de l’établissement secondaire Aimé Césaire. Bien avant, deux premiers gbakas qui s’étaient retrouvés sur les lieux du drame ont été incendiés. Il s’agit des gbakas immatriculés respectivement 1645 CZ 01 et 9771 CV 01. Cette vendetta a privé la commune de Yopougon d’un trafic normal. En tout cas, la circulation était paralysée jusqu’à 15 h. Et on craint fort qu’elle ne se normalise maintenant eu égard à une éventuelle réplique des collègues de Yapo Jean Yves Roland, jusque-là accusés à tort ou à raison de « casser du chauffeur ». Vivement que les esprits soient habités par la raison.